| Index de l'article |
|---|
| Guide Débutants |
| Index |
| La création |
| Le son brut |
| Le Traitement |
| Restitution Sonore |
| Informatique & Création |
| Toutes les pages |

Guide singulier destiné au newbie prêt à se lancer dans la folle aventure de la création.
On parlera aussi de budget, puisque c'est un frein particulièrement nuisible en musique électronique. Autant Kurt Cobain déchirait tout avec une guitare carrefour, autant il y a peu de chance pour que le prochain Guetta soit remarqué avec un synthétiseur monophonique Bontempi branché sur une enceinte playskool. Quoique.
Leboncoin et ebay seront de sacrés alliés pour dégoter la machine de vos rêves à moindre coût. Le marché de l'occase se porte très bien, et vous pourrez ainsi vous payer des machines inaccessibles en neuf.
Les descriptifs et tests les plus aboutis se trouvent sur audiofanzine, et en général la section petites annonces est très bien fournie. J'ai déjà acheté pas mal de matos d'occasion en passant par le site, rarement déçu.
Bref, j'organiserais le topic en plusieurs parties :une intro, la création (technique, jargon, questions existentielles), le son brut (synthés...), le traitement ( table de mixage, multi effets), et enfin la restitution (monitoring, casques...) et aussi une partie "informatique", dédiée aux cartes sons, bornier midi, etc...
Chacune de ses parties sera divisée pour pouvoir explorer chaque facette. Les éléments que j'oublierai forcément seront ajoutés au fur et à mesure, et puis je laisserai d'autres intervenants faire leur petit micmac pour étoffer l'affaire. On verra aussi les cas particuliers avec de petits descriptifs pour chaque machine, ce qui permettra d'orienter un peu les recherches.
Spirtet.
(aidé de Grex et JohnFaustus)
SOMMAIRE Apparté : La création (techniques, jargon, questions existentielles)
Chapître I : Le son brut
1 - Synthétiseurs
a) Analogiques
b) Numériques
c) Numériques à modélisation analogique
2 - Boites à rythme
3 - Samplers
4 - Séquencers
5 - Workstations, arrangeurs, synthés multi fonctions
6 - Vocodeurs
Chapître II : Traitement audio
1 - Table de mixage
2 - Effets
a) Reverbs et delays
b) Effets de modulation et autres
c) Effets de traitement audio
d) Multi effets
Chapître III : Restitution sonore
1 - Enceintes de monitoring
a) Neutralité
b) Puissance
c) Amplification
2 - Casque de studio
Chapître IV : Informatique
1 - Cartes sons
2 - Interfaces midi
3 - Clavier maitre et contrôleur midi
A noter que ce que vous lirez ici n'engage que son(es) auteur(s), et que nous parlons ici de musique électronique. Venez pas me faire chier avec des comparatifs de stratocaster.
Ready? Here we go fuckas.
Apparté : La création
Grace à l'électronique, vous pouvez créer à peu près n'importe quoi sans aucune formation. Malgré tout, la technique et la pratique d'un instrument quelconque seront toujours des atouts. Si vous voulez faire du noise dégénéré ou du pouet monotimbral, pas de souci. C'est lorsque vous essaierez de composer réellement que vous risquez d'être confronté à vos propres limites.
Les deejays sont avantagés en techno puisqu'ils ont déjà une certaine expérience du rythme (et du dancefloor), les instrumentaux ont déjà une solide base harmonique, rythmique, les militaires savent danser le gabber. N'hésitez pas à potasser un peu de solfège, à pratiquer un peu de piano, ça aide toujours, ne serait-ce que pour recréer une mélodie qui vous a plu ou pour pouvoir créer vos propres lignes instrumentales.
Le sampling vous accompagnera et peut vous épargner beaucoup de difficultés, mais la satisfaction d'utiliser ses propres lignes, c'est quand même autre chose. Je développerai cette partie plus tard, en elle-même ce n'est pas la plus importante ici.
Pourquoi acheter une machine pour chaque fonction alors que certaines bécanes font tout en un seul bloc ?
Parce qu'une machine dédiée à une seule fonction sera toujours plus complète! Les effets intégrés à la groovebox ne s'appliquent qu'à la groovebox, alors qu'un multi fx pourra être balancé pour traiter toutes les machines du home studio.
D'autre part, chaque machine a un grain particulier, une texture propre et au final un son bien à elle. C'est pour cette raison que je déplore l'utilisation d'un pc/software seul, qui pour moi nuit à la créativité sonore. Une carte son PC ne fera pas de distortion analogique, ne grincera pas, ne bougera pas dans le temps, bref le son sera comme "figé" dans l'espace.
Tout le jargon est disponible ici, si vous plantez sur un mot n'hésitez pas à aller y faire un tour.
I - Le Son Brut
Pour commencer à créer votre musique, il va vous falloir plusieurs choses.
1- Le Synthétiseur
Le synthétiseur est un élément essentiel puisqu'il va créer des ondes sonores. C'est lui qui fera office de basse, de leads, de piano, de saxophone, de boîte à meuh. Certains sont pourvus d'un clavier, d'autres ne sont que des boîtes contrôlables en midi (on parle alors d'expanders). Plusieurs cas de figure se présentent : il y a les analogiques, les numériques, les numériques à modélisation analogique.
a - Les Analogiques
Le synthé analo crée lui-même ses ondes sonores, à l'aide d'un oscillateur fonctionnant selon son voltage. L'onde créee est ainsi régulée par la tension.
Les premiers synthétiseurs sont analogiques, on leur trouve beaucoup de qualité au niveau sonore : chaleur, puissance, rondeur, spectre très large. On leur trouve aussi énormément de défauts : lourds, chers (surcôte) et surtout complètement invivables à gérer, le midi n'étant sorti que bien plus tard. Pour un débutant, ça ressemble au Graal mais comme pour ma cousine, on est vite déçu par les difficultés d'intégration au reste de l'environnement.
On peut s'aider de convertisseurs couteux et qui marchent mal pour pouvoir les gérer en midi. Les résultats sont bons, sans atteindre l'ergonomie d'un synthétiseur numérique récent.
La plupart des analogiques anciens sont monophoniques, c'est à dire qu'ils ne peuvent jouer qu'une onde à la fois. Autrement dit, on joue note par note, pas d'accord possible. Les nouveaux analogiques et certains anciens sont polyphoniques, vous pourrez jouer des accords complets ou la dernière sonate de Bashreinhungrër, qui est plutôt balaise mais dont on trouve le fichier midi sans difficulté pour peu qu'on arrive à épeler le nom du mec correctement dans google. Perso j'ai jamais réussi.
b - Les Numériques
Quelque soit la synthèse utilisée (chaque fabricant ayant son propre système), le numérique fonctionne en lisant du code binaire pour recréer une onde sonore pré enregistrée. Le spectre sonore est ici déterminée par les capacités techniques de la carte son intégrée.
Polyvalents, midi, avec d'immenses possibilités, les numériques peuvent tout recréer avec plus ou moins de brio. On obtient de magnifiques pianos, des nappes, des basses, des kits de batterie, absolument tout est possible. Les sonorités varient selon les synthés, en général on a tous un synthé numérique.
Les prix vont de que dalle à absolument hors budget, les sons de nul à chier à la BO d'Avatar.
c - Les Numériques à modélisation analogique
Partant du principe que l'analogique c'était quand même autre chose, les fabricants ont pondu un truc absolument débile : avoir les mêmes emmerdes qu'avec un analogique, mais sans le son. J'exagère, mais réellement c'est juste du marketing. Ca reste du numérique, avec le son numérique.
En gros vous pourrez jouer avec les mêmes potards qu'un synthé analogique. Le cutoff, la resonance, quelques LFO... Petits plus qui orientent les synthés à modélisation vers une utilisation plus techno que leurs confrères dédiés acoustique. Beaucoup de modèles sont sortis récemment, avec l'explosion de la techno.
Certaines marques s'en sortent avec brio, d'autres beaucoup moins. Pour rester objectif, je dirais qu'un Acces Virus ou une Quasimidi sonnent bien mieux qu'un Microkorg ou une groovebox. Mais c'est affaire de goûts. Clavia est une référence, pour peu que vous aimiez le grain très caractéristique.
2 - Les Boîtes à rythme
Les boîte à rythme ont une appellation qui pue du derche. C'est pour ça qu'on les appelle BAR ou Rythm Box.
Dédiées exclusivement à la création de rythmiques, elles peuvent être analogiques ou numériques. Les plus connues sont les jomox, Roland TR, Elektron... Mais il y en a un bon millier.
Le côté sympa de la boîte à rythme réside dans son sequencer intégré : on crée des rythmes vivaces et groovy en quelques minutes, et on synchronise le tout avec le reste du studio. D'autre part elles permettent de changer de rythmes, de faire des breaks, sans passer par un autre élément. En tant que chef d'orchestre, il est très sympa de pouvoir stopper un rythmique avec un seul bouton, pour le relancer comme un petit enfoiré 8 mesures plus tard.
Je considère la BAR comme un élément essentiel au bon déroulement d'un live.
3 - Les Samplers
Icône du hip hop et de la techno, le sampler sert à sampler. C'est pour ça que pour faire plus clair, en français on l'a appellé échantilloneur.
Le sampler sert donc à enregistrer n'importe quel son, et à pouvoir le rejouer à une vitesse et/ou à une hauteur différente. On peut créer une loop, la jouer à l'envers... le sampler est un outil extrêmement versatile, fun, et surtout il comblera les lacunes techniques des moins manuels d'entre vous.
On en trouve en machine, en logiciel, certains stockent sur disque durs, d'autres sur disquette, d'autre sur mémoire interne. D'autres ne samplent pas, et on ne les appelle plus samplers mais grille-pain, machine à laver ou encore réfrigérateur. Leur utilisation en musique est limitée.
Si vous n'avez pas les moyens d'investir dans la toute dernière MPC1000 d' Akai (parmi le top, et c'est pas pour rien), rabattez vous sur une vieille d'occase (MPC 2000 : 350 euros ou 500 avec les cartes d'effets).
Si jamais vous cherchez un son low-fi, très typé, avec juste les bases, pourquoi ne pas essayer du vintage?
11kHz mono, à disquette, polyphonie 8 voix et 35 secondes d'enregistrement par disquette, le Akai S01 est fait pour vous : 50 euros en occase, généralement fourni avec 300 disquettes pleine de sons et loops oldscholl super sympa. Le S 1000 est culte encore maintenant, et coute 150 euros!
4 - Le Séquenceur
Le sequencer est le chef d'orchestre, en charge du contrôle de toutes vos machines. Il en existe en hardware et en software. Pour une fois, je ne privilégie pas un sequencer hardware : les versions logicielles sont plus complètes, plus précises et surtout il est bien plus simple de naviguer sur un écran 22 pouces (17 pour les pauvres, 30 pour les très riches) que sur un LCD 2 lignes.
En logiciel vous trouverez donc Cubase, Logic, Sonar... tous sont très pros et pas particulièrement chers.
N'oubliez pas que les versions crackées sont généralement soumises à toutes sortes de bugs, alors que les versions originales bénéficient d'un suivi et de mises à jour régulières. Rien de plus rageant que de planter le programme après avoir réglé au poil de cul une ligne de basses ( et croyez-moi, ça plante toujours au mauvais moment).
Bon à savoir, la plupart des logiciels intègrent des VST, des plugs ins synthé, et des pistes audio. Le sequencer jouer alors le rôle de sampler, de synthé et de multi effets (si vous possédez une carte son avec entrées pour ce dernier cas). Plutôt pas mal, vous pouvez dès lors commencer par là avant d'investir dans un sampler ou un autre synthé. Sans être aussi puissants et ergonomiques que les versions machines, ces outils vous permettront de poireauter le temps du prochain assedic, et de boucher quelques trous quand le manque de matos se fait trop sentir.
il existe quelques sequencers hardware dédiés (MAM pour l'analogique par exemple). Pour le newbie, généralement on préfère se faire la main sur le séquencer intégré de sa workstation, dont je vais parler maintenant.
5 - Les Workstation, synthés multi-fonctions, arrangeurs
Le nom fait super pro, en fait c'est le regroupement dans un synthé de plusieurs fonctions : BAR, synthé, sequencer, FX, sampler...
Ca plait beaucoup parce que c'est pratique et que le coût est moindre. Dans cette gamme on trouve les Roland Groovebox, Yamaha RS7000, ESX, Korg electribe... Pas de quoi sauter au plafond niveau sonore, mais il faut avouer que c'est une base de départ solide.
Je me permets de donner mon avis personnel sur ces bécanes : pour débuter, c'est le top. Vous apprendrez à vous familiariser avec chaque fonction, l'utilisation est simplifiée et instinctive. En revanche la qualité sonore est un peu limite, surtout lorsque tous les sons transitent par la même sortie audio.Les kicks ne sont pas particulièrement profonds, les synthés sont plutôt criards, bref c'est moyen partout.
Par contre vous pourrez vous servir du sequencer intégré pour diriger d'autres machines, et ça c'est plutôt chouette. En clair, au fur et à mesure de vos acquisitions matérielles, vos nouvelles machines seront controlées par la workstation, ce qui vous évite l'achat de logiciels et de bornier midi.
Leur utilisation est beaucoup plus pratique en live, forcément vous n'aurez pas à déplacer un pc et toute la connectique qui s'ensuit. Mais rappellez vous que les fonctionnalités sont loin d'être aussi abouties que sur les sequencers logiciels.
Pour les fauchés, la première groovebox de Roland, la groovebox MC 303, se trouve à moins de 100 euros d'occase. C'est une excellent petite bécane pour débuter, et elle peut controler d'autres machines avec son séquencer. Super simple à prendre en main car elle a moins de fonctions que ses grandes soeurs, elle est suffisante pour faire un petit live complet, vivant et sympa. Mieux qu'une electribe.
Apparté : parlons maintenant de la présence de ces workstation sur le marché. Ne rêvez pas, si c'est si pratique, peu cher (et encore...), ça se vend bien. Il y a des dizaines de milliers d'utilisateurs sur ces modèles. On parle donc de synthés "grand public". Et c'est leur gros défaut : vous allez avoir le même son que 350 000 compositeurs. C'est le côté qui me fait le plus chier avec ces bécanes, avoir le même son que les autres. A vous de voir vers quel quoi vous penchez : l'upperground, ou l'underground.
Petite dédicace à Korg et ses electribe, dont certaines sont analogiques, c'est vrai. Comme quoi analogique ne signifie pas "gros son très chaleureux ", puisque ces machines sortent des sons de pets divers et variés dont la dynamique n'a rien à envier au feulement geignard d'un octogénaire qui se serait fait foudroyer après avoir subi une ablation de la glotte suite à un cancer du larynx.
6 - Le Vocoder
Utilisé partout, en funk, disco, rap, techno, le vocoder est l'outil qui permet de créer une voix robotisée, de soprano, de ténor, d'enfant, de teletubbie. Vous chantez ou parlez dans un micro (parfois il faudra aussi une source instrumentale pour que la machine combine l'ensemble), le signal est envoyé vers le vocoder, et vous dirigez les harmoniques en jouant sur votre clavier.
Pas de connaissance particulière dans ce domaine, mais je sais que le vocoder du Microkorg est une blague. En revanche les vocoders intégrés dans les clavia modular sont exceptionnels.
Bon cherchez pas le top c'est ça http://tinyurl.com/crsw45 mais 1000 euros ça gratte un peu.
Sinon ça, toujours dans les mêmes prix. Mais putain ce que c'est beau (le mec est seul à chanter, je précise) http://tinyurl.com/8a6jwgy
Et pour les fauchés, ce petit bijou à 200 euros en import http://tinyurl.com/736drlf
Le Traitement
1 - La Table de mixage
la table de mixage est l'élément principal de votre station. Elle permet de regrouper toutes les sources sonores (BAR, synthés, micros) en un eul élément;
Les avantages de la table de mixage sont multiples : les machines hardware étant capricieuses et souvent réglees selon leur fabricant, vous pourrez régler les détails de volume, d'équalisation, écouter tels ou tels éléments en solo, et insérer des effets (appellés alors Auxiliaires sur votre table) sur chaque son, avec un réglage précis. L'ensemble sera ainsi combiné pour ressortir vers une seule sortie stéréo.
Là encore, choisissez votre table en fonction de vos besoins. Une analogique sera moins chère mais ne pourra pas conserver de réglages, ne sera pas controlable par ordinateur. Une numérique sera plus fragile mais permettra de sacrées variationsune fois implémentée en midi.
Toutes les marques ne se valent pas. Je suis fidèle à Mackie parce que je n'ai JAMAIS eu aucun problème avec. Behringer, yamaha...
Regardez le nombre de canaux dont vous avez besoin, ajoutez 4 et vous avez votre table. En effet vous ajouterez toujours plus d'éléments, et vous n'allez pas racheter une table tous les 4 matins. La différence de prix entre une 8 voix et une 12 voies étant négligeable, privilégiez trop plutôt que pas assez. C'est trop chian t de devoir choisir entre 2 BAR parce que vous n'avez plus assez de canaux dispo sur la table.
Pour les auxiliaires (entrées multi-fx donc, cf plus loin), je trouve sympa de pouvoir rajouter une pédale de disto ou une wah wah de temps en temps, et j'ai 2 multi effets. J'ai donc besoin de 3 auxiliaires minimum.
Les possibilités dépendent de chaque constructeur. Ma onyx 1620 a des equalizers 4 bandes réglables au poil de cul, c'est pour ça que je l'ai prise. D'autres auront besoin de moteurs gérés midi, certains ont juste besoin d'un bloc ou brancher tout leur bordel. Pas besoin de fioritures technologiques dans ce cas là.
Méfiez vous des petites marques sans prix. Les faders craquent, les potars pètent, mauvaise gestion de la sortie master (souffle, mauvais rendu)et au final vous en changerez tous les ans. Pas rentable. La petite mackie VLZ 1202 que j'avais il y a 16 ans marche toujours, et CA c'est un bon investissement.
2 - Les Effets
C'est cool, on a 1 BAR, 1 synthé et un sampler, le tout relié à la table de mixage. On joue, et là, problème : OMG c'est tout plat ça n'a aucune profondeur, on dirait un film de cul anglais. C'est l'heure d'investir dans un petit effet sympa. Je ne parlerais pas ici des effets intégrés logiciels, je ne les connais pas et n'ai aucune envie de me tourner vers eux. Je les ai vu tourner, c'est moins bon que du hardware, c'est mon avis, point. Ceci étant, en cas de panne de budget, tournez-vous effectivement vers une solution logicielle.
a- les reverbs & delays
S'il ne vous en fallait qu'un, ce serait celui là. La reverb est l'effet qui change tout par excellence. La réverb recrée artificiellement la résonance (la réverbération hein...) d'une salle, d'une pièce, d'une cave, d'une cathédrale, du cul de la meuf de Johnfaustus. Elle permet de donner de la profondeur, et aussi d'atténuer les fréquences trop sèches d'un son quelconque.
En l'utilisant les premières fois, vous en ferez des caisses. On a tous fait le même truc, foutre de la reverb partout, à fond. Ca rend tout très profond, surtout ça rend tout très brouillon.
Un exercice simple à faire est de prendre un morceau "sec" et de lui ajouter un poil de reverb en final mix (c'est à dire en fin de mixage, la reverb couvrant l'ensemble du morceau). Respirez, tout d'un coup c'est fluide, c'est beau.
Exemples de premiers prix abordables et fonctionnels : alesis Nanoverb (50 balles en occase). Il en existe des analogiques à tube, autrement plus chaleureuses, plus belles. Comptez 3000 euros.
Les delays sont des créateurs d'échos. Même utilisation que la reverb, mêmes effets (plus profond, plus dark, plus vivant). A utiliser avec parcimonie. Particulièrement adapté à la Trance par exemple.
Exemple : space echo ROLAND RE-20 : 100 euros d'occasion. Véritable space echo R501 à bande magnétique (dont le son est INOUBLIABLE) : 700 euros d'occasion plus le prix des bandes.
Les deux comparés succintement : http://tinyurl.com/7erkk3y
b- les effets de modulation et autres
Flanger, phasers, chorus, distos... peuvent changer radicalement l'ambiance, le groove, le rendu final. Appliqués en final mix, ils ne font que de la merde. Utilisés avec goût et parcimonie ou pour faire des breaks, ils se transforment en outils très efficaces.
c- les effets de traitement audio
Compresseurs : extrêmement intuitifs, ils permettent de réguler le niveau sonore. Une nappe planante faible sera mise en avant jusqu'à l'arrivée des éléments percussifs par exemple, de façon à conserver un niveau sonore régulier. Poussé à l'extrême il transforme tout en bouillie, utilisé correctement il donne de la pêche et de l'énergie au mixage.
Exemple d'utilisation poussée et propre: les kicks hyper nets et puissants de l'electro, qui ressortent très nettement par rapport au éléments musicaux.
Le bas de gamme est rarement correct. Commencez avec du DBX (166xl,266xl), 100 euros environ d'occase. Sinon analogique à tube double canaux : 4500 euros.
normalisers : ils permettent de mettre le niveau sonore à un quotient d'efficacité optimal. Pas franchement utile au niveau du home studiste débutant.
Spacialisers : très à la mode il y a 10 piges, ils étaient censés élargir la stéréo. Ca marche assez mal dans les mains d'un néophyte, ça coûte cher, ça dénature le son. Mieux vaut travailler directement sur la table, en mettant les cymbales sur la gauche par exemple, et les rythmiques sur la droite.
Entre 400 et 500 euros minimum pour un truc correct. En dessous, forget it.
Equalisers : permettent de réguler par fréquence en Hz le spectre sonore. Proposé en 3 bandes sur votre mixette, l'intéret d'en avoir un se fait plus sentir pour la sonorisation d'une salle que pour régler votre dernière version du remix de requiem for a dream. Existe en 5, 10, 15 , 20 bandes... Stéréo ou mono.
d- les multi effets
Cherchez pas, pour un bon rapport qualité prix, c'est ce qu'il vous faut. En gros tous les effets cités ci-dessus dans la même boîte. Achetez en 2 et vous couvrez tous vos besoins en effets pour les 10 premières années de studio.
Préférez une occase réussie à 200 euros qu'une merde pour guitariste débutant à pédales. Zoom par exemple est le roi du petit effet pourrave.
Exemple de multi effets créant littéralement des sons de synthé : Ensoniq D/P4. 400 balles d'occase mais 4in 4 out stéréo d'un coup, soit 4 effets en format double rack.
e- les filtres
(par johnfaustus)
Les filtres sont des traitements permettant de retirer une partie précise du signal.
On en distingue différents types, (qui peuvent cohabiter au sein d'un filtre multimode)
- passe-bas (‘low pass' , LPF),
- passe-haut (‘high pass' , HPH)
- passe-bande ('band-pass' , BPF)
- rejet-de-bande (ou ‘notch')
- passe-tout (‘all pass')
- le filtre en peigne (‘Comb'), etc.
Les réglages permettent généralement de déterminer la fréquence de coupure (en Hz), sa pente (en dB/octave) et sa résonance.
Après il y a parfois d'autre paramètres comme un LFO, modulation d'enveloppe, step sequenceur integré... qui nous envoient véritablement dans l'exploration sonore..!
les filtres sont intégrés dans les diverses groovemachine, synthé, BAR que l'on peut trouver, et encore, ça dépend lesquels.
Mais comme le souligne à juste titre Spirtet (pour une fois), étant polyvalente, le filtre d'une groovebox ne va pas retourner Bob Moog dans sa tombe (ou plutôt si peut etre..) bref ce ne sera pas le top du top.
(J'ai récemment taté le filtre du moog RME d'un pote et j'ai chialé ma race tellement c'etait bon)
S'offrent à vous 2 possibilités: le Hard (non pas le porno!) ou le Soft (Hardware ou Software quoi!)
exemples non exhaustifs :
- Hardware: les moog moogerfooger, filtres Electrix, Sherman, les resonator de Jomox... (oui le hard c'est cher, et en + ça se crack pas!). [i]Les Daft punk utilisent un Sherman pour ceux que ça intéresse.[/i]
- Software: ohmforce quadfraomage, soundtoys Filterfreak... (j'ai mis que ceux que j'utilise, si vous avez d'autres ref'..)
bref, un filtre couplé à une disto et un delay et c'est parti pour des heures de triture !!!
un excellent tutoriel pour apprendre à les manier et voir vos besoins : http://tinyurl.com/889qduu
Restitution sonore
1 - Les Enceintes de monitoring
Cet élément est très important. il faudra tenir compte de plusieurs éléments.
a - la neutralité
Si vous écoutez votre son sur votre petite chaîne hifi sony megabass, surprise dès que vous changez de support : y a trop de basses, le son est bouffé. A l'inverse si vous mixez sur une enceinte toute pourrie, vous n'aurez plus d'aigu sur un sound system correct.
La neutralité d'une enceinte de monitoring dédiée home studio permet de ne pas dénaturer le son que vous jouez dessus. Si un son est froid et métallique, alors votre enceinte ne doit pas vous renvoyer le cri déchirant d'un teletubbie en rut. De même, pas de basses extravagantes pour rien. En gros, l'enceinte doit vous restituer ce que vous lui envoyez. Et ça, y a pas mal de constructeurs qui l'ont complètement oublié.
b - la puissance
C'est là qu'on se marre. Mes enceintes sont des 2*20 watts rms. 20 watts? Mais c'est de la merde!!!
Non, j'envoie plus que les retours 2* 400 watts du sound system de pauvre avec qui je joue.
C'est comme ça. Les pros jouent avec du 20 watts que "tu le pousseras jamais au delà de la moitié sinon tu perds un tympan". En studio, on est vraiment à la pointe. Ca ne sert à rien de comparer avec les puissances de chaine hifi ou de sono bas de gamme. Ceux qui vivent en appartement se contenteront largement de 2*10 watts rms. A pleine puissance de toute façon les voisins vont venir faire un tour assez vite.
c - l'amplification
Chacun ses gouts, certains ne jurent que la les enceintes passives avec un ampli, perso je ne jure plus que par les enceintes actives (auto amplifiées). D'une part parce que l'ampli intégré et le haut parleur sont conçus pour marcher ensemble, mais surtout parce que je n'ai plus qu'à brancher l'enceinte et roule ma poule.
Les bonnes marques sont légion, et il y a un choix très large. A partir de 250 euros pour un modèle correct. Attention en dessous, mauvaises surprises. Honnêtement sachant que vous n'utiliserez plus jamais aucune autre enceinte ça ne me semble pas très cher.
Exemple : yamaha MSP5, 240 euros, et 2x 60 watts RMS. Suffisant comme retour pour une petite soirée.
Vérifiez également la présence de petits réglages tels que bass+1 +2 +3 de façon à adapter votre enceinte à son environnement. En effet si vous calez l'enceinte sur votre bureau ça va un peu manquer de basses. A l'inverse en fond de salle ça va résonner sévère. C'est plus sympa d'avoir un petit bouton qui permet de régler ça une bonne fois pour toutes.
2 - Le Casque
Bah oui, faut bien préserver son couple. Le casque est un objet exagérément cher, et en plus il a un rendu dénaturé complètement pourri. C'est pour ça que pour limiter la casse on essaie d'en prendre un bon. Qui est très cher, donc.
Règle 1 : JE NE PRENDRAI PAS LE CASQUE QUI DONNE LE PLUS DE BASSE
Règle 2 : JE NE PRENDRAI PAS LE CASQUE DE MON IPOD
Règle 3 : JE NE ME NIQUERAI PAS LES OREILLES A VIE A CAUSE DE MON CASQUE
De manière générale, les casques pour deejay sont une honte au niveau de la restitution. Comprenons nous bien : ils sonnent très chaleureux et sont très confortable. En aucun cas ils ne restituent correctement le signal qui leur est transmis.
Les casques dédiés studio sont à tester chez votre revendeur. En moyenne, un bon casque coute 150 euros (sic...). J'ai acheté un AKG studio K270 à 270 euros il y a 8 ans. Et ben c'est une merde, mais au moins quand il grésille je sais que faut que j'arrête avec les basses.
C'est ça l'intérêt du casque : pouvoir bosser dans le détail, à volume réduit. Si c'est pour bosser à fond les ballons, le casque n'aura de toute manière aucune utilité, votre oreille s'adaptant en temps réél aux signaux qui lui sont transmis. Vous vous retrouverez le lendemain à écouter un track avec les basses et les aigus à +12 dB. Inaudible donc.
Comme pour les enceintes, testez, testez, testez. Ne vous fiez pas forcément aux tests de la presse spécialisée, c'est votre oreille qui doit choisir.
Informatique & création : MAO
Grâce à l'informatique, vous pouvez aussi faire de la musique sans machine. Du coup pas besoin de ce topic et hop !
La section qui suit s'intéresse aux vrais, aux purs, à ceux qui veulent contrôler leur hardware avec copain windows, OSX ou Linux.
1 - Les cartes son
(par Grex)
a - Les externes : bien souvent dédiées à une utilisation home studio (semi-pro / pro)
b- Les internes : plutôt accès multimédia même si il existe quelques cartes son internes accès home studio
Je vais ici surtout parler des cartes son externes. Il existe 2 types de branchement :
Le Firewire ou IEEE1394a/ IEEE1394b ayant comme vitesse de transfert 400Mbps/800Mbps
L'USB ou USB1/USB2/USB3 ayant comme vitesse de transfert 12Mbps/480Mbps/4.8Gbps)
A ce jour, les cartes les plus courantes sont les firewire et USB 2 (bien que l'ont trouve encore de bonne carte en USB 1, l'USB 3 arrivant à grands pas on peut s'attendre à voir apparaitre quelques cartes son possédant cette interface d'ici peu). Il existe aussi des cartes possédant les 2 connectiques.
La première contrainte qui rentre en compte est souvent le budget, en effet on trouve des cartes son externes de 50€ à des prix qui dépassent l'entendement. Bien évidemment rien ne va sans l'autre autrement dit la carte son de la mort qui tue à -de 50€ c'est pas faisable, il faudra être vigilant sur ses besoins.
La seconde est l'utilisation, hardware/software/mixte, j'entends par là que certain auront besoin d'une carte son pour relier leurs synthés analo de 12 kilo hors de prix (suivez mon regard) et d'autres auront comme simple utilisation la MAO.
Le prix dépend souvent du nombre d'entrées/sorties et du nombre de préamplis.
Ont peut trouver des cartes son avec très peu de connectiques ayant un très bon rapport qualité prix, ce qui est suffisant pour un usages MAO, on trouvera des cartes bien plus chères dans la même "gamme" avec beaucoup plus de connectiques plutôt axées sur la prise de son (l'enregistrement de plusieurs instruments séparés).
Pour l'utilisation "hardware" on peut très bien prendre une carte avec peu de connectique et utiliser une console de mixage pour y relier son matériel mais il sera impossible d'enregistrer les piste séparément (du moins simultanément) ce qui peut poser problème si vous désirez retoucher les son via votre ordinateur (J'évite de citer pc ou mac, le sujet étant sensible, je vais donc pas dire que mac ca pue) pour l'ajout d'effets par exemple.
Parlons latence :
C'est le temps de réponse de votre carte son, en gros c'est la différence entre le moment ou rentre un son et le moment ou il ressort (à vos oreilles).
On parle de Latence d'entrée dans le cas où vous utilisé un instrument externe, c'est le temps entre le moment ou vous produisez un son sur celui ci et le moment où vous l'entendez (ex : Synthé > carte son > logiciel > carte son > enceintes)
On parle de latence de sortie dans le cas ou vous produisez un son directement de votre Ordinateur (ex : VSt > Carte son > Enceintes)
La latence générale étant une moyenne des deux !
M-audio/Avid Fast Track : http://fr.audiofanzine.com/carte-son-externe/m-audio/Fast-Track/avis/
- Tres abordable (environ 89€)
- Latence moyenne (tres respectable)
- Peu d'entrées/sorties
- USB 1.1
Presonus Audiobox : http://fr.audiofanzine.com/carte-son-externe/presonus/AudioBox-USB/avis/
- Réputé pour ca solidité (pratique pour les maladroits)
- peu de latence
- petit prix (environ 139€)
- peu d'entrées/sorties
- USB 1.1
Et sa nouvelle version (private : non Grex, "successeuse" ça existe pas):
L'audiobox 22 vsl : http://fr.audiofanzine.com/carte-son-externe/presonus/audiobox-22vsl/avis/r.95098.html
- un peu plus cher environ 188€
- USB 2 !
M-audio/Avid Fast Track Pro : http://fr.audiofanzine.com/carte-son-externe/presonus/audiobox-22vsl/avis/r.95098.html
-Evolution de la fast track.
- USB 1.1
- un peu plus de connectiques
Moyenne gamme :
Presonus audiobox 44 vsl : http://fr.audiofanzine.com/carte-son-externe/presonus/audiobox-44vsl/avis/
- environ 289€
- un peu plus de connectiques que la 22 vsl
- USB 2
Focusrite Sapphire pro 24 : http://fr.audiofanzine.com/carte-son-externe/focusrite/saffire-pro-24/avis/
- environ 260€
-Firewire !
M-Audio/Avid Fast track ultra : http://fr.audiofanzine.com/carte-son-externe/m-audio/Fast-Track-Ultra/avis/
- environ 330€
- 8x8 (entrées/sortie)
- Pre amp de bonne qualité
- Latence tres faible
- USB 2
- Usage passe partout (rien à voir avec qui vous savez)
- Ma préférée des précédemment citées, je la recommande fortement !
Haut de gamme :
MOTU UltraLite Mk3 Hybrid : http://fr.audiofanzine.com/carte-son-externe/motu/ultralite-mk3-hybrid/
-environ 485€
-a fait ses preuves !
-double connection usb/firewire
Roland Octa-capture : http://fr.audiofanzine.com/carte-son-externe/roland/octa-capture/avis/
-environ 599€
-pre ampli de qualité
-latence tres faible
-10x10 (entrées sorties)
-Vue mètre en façade
A ça j'ajouterais la mienne, qui est excellente et dont les drivers sont parfaitement finis :
EDIROL FA66, 6 entrées 6sorties, en firewire, et dont la latence sous cubase est d'environ 11ms. Trouvable à moins de 100 balles en occase.
2- Les interfaces midi
De manière à brancher en midi votre nouveau bordel, vous vous rendrez vite compte que passer de machine en machine va vite devenir emmerdant. D'une part parce que ça rajoute une très faible mais perceptible latence, d'autre part parce que chaque machine n'a pas forcément de port "thru", qui permet de faire transiter le signal "in" vers une tierce destination.
Il vous faut donc une interface midi, qui va s'occuper de balancer chaque entrée et/ou sortie vers vos bécanes. Plus vous aurez de machines plus l'interface deviendra indispensable.
L'idéal est d'acheter une 4in/4out (M-Audio Midisport, 70 euros), une 5i/5o (motu microlite, 150 euros) ou plus si vous êtes un grand malade.
Comme pour la table de mixage, si vous avez besoin d'une interface, c'est que vous avez déjà mis un bon pied dans le royaume du home studio, et que vous n'êtes pas prêt d'arrêter. Autant acheter tout de suite quelque chose qui couvrira 99% des besoins du home studiste moyen. Les 2in/2out sont moins chers, mais vous manquerez vite de ports si vous aggrandissez la famille.
Chaque port midi peut diriger 16 canaux. Chaque synthé ou bar ou fx nécessite un canal minimum. je pourrais donc contrôler jusqu'à 16 machines en théorie avec le seul midi out de ma carte son.
Dans la pratique, passé 4 machines il y de la latence. Il faut en plus que ces machines possèdent un canal thru. Ca n'arrive pas toujours, hélas.
Pareil pour le midi in : pour enregistrer des infos, le canal "in" sera branché (in et branché dans la même phrase, c'est d'un redondant...) sur un clavier ou synthé maître. Mais si vous voulez enregistrer les variations de votre multi fx, il lui faut une autre entrée dédiée.
Voilà pourquoi on prend une interface : pour pouvoir contrôler le maximum de choses, et aussi pour pouvoir rappeler chaque paramètre en un seul clic à l'ouverture d'un morceau dans le séquencer. Vous jouez quelque chose, l'enregistrez, et pouvez revenir aux même paramètres 6 mois après sans rien toucher. Ouais, c'est classe.
3 - Claviers maîtres et contrôleurs midi
De façon à contrôler vos machines et à envoyer des mélodies, rythmiques, accords ou effets dans vos séquencers, vous aurez besoin d'un clavier maître. Selon votre niveau en piano vous aurez besoin de 2,3,4, 8... octaves pour pouvoir être à l'aise.
Certains contrôleurs sont pourvus de moults bouton et potentiomètres, assignables à pas mal de paramètres. Ca peut être intéressant pour certaines machines, mais méfiez vous des incompatibilités. En général les workstations ont un format interne spécifique et ne reconnaissent pas forcément des controleurs autres que ceux implémentés sur la machine.
On en trouve d'occase à tout petit prix, comme le Roland PC-180A, qui est très costaud pour son prix. pour les contrôleurs midi avec potards, c'est plus cher. A vous de voir si vous êtes trop feignants pour aller triturer directement les machines concernées.